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J'ai contourné la chose tant que j'ai pu, le temps que j'ai su. Me vouant à corps perdu à tout remède, j'ai cherché à tout prix à éviter la chute. Déni, exutoires, confessions. Espoirs futiles. Incantations. Euphorie provoquée. Larmes extirpées.
J''ai contourné la chose, déjà aspirée dans un cercle vicieux, spirale infernale, et c'était écrit d'avance. J'ai évité la chute le temps que j'ai su, mais irrémédiablement, malgré tous les détours que j'ai pu emprunter, tous les chemins mènent à ma perte. J'en arrive là, chaque fois, au détour de tes mots, au détour de tes bras, finalement anéantie, parfaitement anéantie, un sourire frais encore accroché à mes lèvres que je ne soupçonnais pas être le dernier.
Déni, exutoires, confessions. Espoirs futiles. Incantations. Euphorie provoquée. Larmes extirpées. Tant de délais futiles alors que la sentence est tombée.
D'ors-et-déjà tu t'endors, fermant les yeux sur un monde qui disparaît sans alerte. Une vague a terrassé les derniers temples que mon esprit à pu construire à ton nom. Tout se referme; le gouffre, les espérances, les portes de l'avenir, mon c½ur.
La vague a terrassé un corps au combat, fier de sa longueur d'avance... et étonnamment vulnérable.
Au fil des évènements, je tentais, funambule, de garder l'équilibre. Jusqu'au grand vide. Mais la finalité restait la même.
Je suis abattue. Clouée au sol par le poids si longtemps dénié - aussi longtemps que j'ai su. Anéantie et victorieuse, pour avoir repoussé l'échéance plus loin que les limites que je croyais miennes; anéantie et impuissante, car j'ai fait du risque de tomber une fatalité.
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